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Pêcheur de homards |
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Prix à l'unité (pièce):
12,90 €
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Video Mer Film Pêche professionnelle Pêche à la palangre Pêcheur de homards
Ce solide animal, qui peut atteindre 50 cm, est doté de deux fortes pinces, très dangereuses, l'une broyeuse, l'autre cisaillante. Un aspect vite occulté par la qualité de ses attraits culinaires ! Synopsis
Pêche au homard Le homard ! Voilà un animal marin qui suscite bien des convoitises et des commentaires. On le retrouve sur toutes les grandes tables depuis des siècles, et l’art gastronomique n’a jamais cessé de lui trouver les plus riches et les plus subtils accommodements. Si le homard donc s’est souvent dégusté sous les ors et les lambris dorés, sa pêche dans les ports bretons fait appel à moins de fastes. Albert Paubert, patron du canot « Aël », un bateau en bois de 8,30 m construit en 1980 aux chantiers Piriou de Concarneau, dans le Finistère, est spécialiste de la pêche au homard, une activité saisonnière, comme celle la crevette et des divers crustacés. Eric, 25 ans, qui embarque avec son père depuis 1993, doit d’ailleurs, perpétuant ainsi la tradition familiale, reprendre rapidement le flambeau et la barre de l’ « Aël », Albert envisageant un retraite prochaine. L’ « Aël » est basé à Mousterlin, joli petit port de pêche cornouaillais niché au bord de l’estuaire et d’une plage de sable blanc. L’ « Aël » est d’ailleurs le seul bateau côtier de Mousterlin. En janvier d’ailleurs il rejoint Benodet, son port d’attache officiel. L’embarquement a lieu vers 4 heures du matin. Alors que son père met le cap sur les lieux de pêche – où les casiers ont été mouillés la veille – Eric prépare l’appât, ou boëtte, du chinchard frais, une espèce de poisson dont le homard est friand. C’est là, à l’extérieur des Glénan, au cœur d’un petit groupe d’îlots et de têtes de roches à fleur d’eau que, du mois de mai au mois d’août, l’ « Aël » traque depuis toujours le homard. Albert a ses zones de pêches, un secteur au sud de l’archipel, au large de l’île du Loch, à une heure un quart de route, sur des casses rocheuses d’une vingtaine de mètres de profondeur. Malgré l’aspect paisible de l’eau par beau temps, ce site, parsemé de hauts fonds, devient redoutable dès que souffle le vent et que se lève la houle. Sa fréquentation exige une grande expérience et beaucoup de prudence, des qualités indispensables aux bons marins. L’ « Aël » met à l’eau une quinzaine de filières de 22 casiers chacune. Fabriqués aujourd’hui en matière plastique, les casiers étaient autrefois en bois. Les marins faisaient séjourner les « feuillards » en latte d’osier et de châtaignier dans de le cours d’un ruisseau afin de leur donner la flexibilité et la solidité nécessaire au montage de l’armature. Ils étaient ensuite passés au coaltar (prononcer koltar), un épais goudron de houille, afin de les préserver des agressions de l’eau de mer. Une goulotte cylindrique de feuillard guidait les prises vers l’intérieur. Les filières sont repérées par des hampes de bambous plantées sur les bouées fixées à chaque extrémité. Cette précaution permet, en cas d’arrachage d’une des bouées par mauvais temps, de retrouver une filière malmenée par les flots. Remontées au vire-casier les filières sont rapidement inspectée, reboëttée, et rangée sur le pont avant la remise à l’eau. Chaque remontée nécessite environ une demi-heure, ce qui représente un gain de temps considérable sur le travail autrefois effectué à la main. Si elle autorise un gain de temps et de manutention appréciable, la mécanisation renforce également les conditions de sécurité. La mer est souvent traîtresse et le mauvais temps porte des lames imprévisibles. Pour des pêcheurs d’expérience comme son Albert et son fils, la pêche est bonne. De nombreux homards, mais aussi de belles araignées et des tourteaux garnissent rapidement les bacs. Les pinces du homard sont très dangereuses, leurs blessures sont cruelles et il pratiquement impossible de se défaire de leurs prises semblables à celles d’un étau. Les marins doivent donc cisailler un tendon de la pointe du couteau afin de ne faire courir aucun risque aux acheteurs.
Le homard, ou Homarus gammarus, est un gros crustacé à l’aspect cuirassé dont la grosse armure semble impénétrable. C’est en effet un animal solide, puissamment armé de deux pinces dont l’une sert à broyer et l’autre à couper. Le homard breton est de couleur bleutée assez soutenue, avec de petites taches plus claires à l’intérieur des pinces et sur le corps. Comme celle de tous les crustacés, « la bouche du homard est une structure complexe et raffinée de pièces buccales pouvant couper, broyer, râper » soulignent les botanistes universitaires rennais Cécile Lemoine et Georges Claustres. Le homard se nourrit de mollusques, de poisson, mais aussi d’étoiles de mer comme on le voit ici. La moyenne des pièces capturées dans nos eaux est de l’ordre d’une trentaine de centimètres pour un poids de 300 grs environ. Il arrive parfois que des individus de 2, 3, voire 4 kg soient capturés. Ils ont alors une vingtaine d’années. Et, que dire alors de ces animaux d’anthologie dont les photos paraissent parfois dans les journaux et qui atteignent 80 cm, voire 1 m ! Il s’agit alors de vénérables centenaires qui méritent bien de finir leurs jours… à l’abri d’un aquarium ou au fond l’océan. L’un des manifestations commune à la croissance des crustacés est la mue : l’animal se débarrasse lentement de sa carapace comme d’une vieille armure trop étroite. Si la nature l’a déjà pourvu d’une nouvelle cuirasse de calcaire, celle-ci demeure très molle durant plusieurs jours et fait du redoutable homard une proie facile pour les gros prédateurs. Mais il ne s’agit pas de confondre le homard et la langouste (Palinarus elephas). De couleur rose à rouge, la langouste, qui est aussi un crustacé mais ne possède pas de pinces, a pratiquement disparu de nos côtes. Les prises de langoustes sur le littoral breton sont malheureusement rarissimes sinon exceptionnelles. La rencontre entre le homard et sa cousine la langouste ne sont d’ailleurs pas toujours empreinte de civilité : on le voit ici, le homard chassant sa locataire de son trou pour prendre sa place. Le Cempama, ou Centre d’Etude du Milieu Pédagogique Appliquée de Beg-Meil, à Fouesnant, dans le Finistère, s’est penché sur la reproduction des homards en écloserie. Une expérience que Pierre Molo, biologiste au centre, avait en 19 ?? déjà mise en œuvre dans une écloserie expérimentale de l’île d’Houat, dans le Morbihan. La reproduction, un problème difficile à résoudre hors milieu naturel : *(Commentaire Patrick Saigot) Une classe du CM2 de Fouesnant prépare d’ailleurs une expérience originale avec le Cempama. Dans quelques mois chaque élève deviendra propriétaire d’un petit homard qu’il aura la charge de faire grandir. Cette expérience entre dans le cadre d’une approché pédagogique destinée à faire découvrir aux enfants les faces cachées du milieu marins. Elle veut aussi les sensibiliser aux problèmes de la faune et de la flore, notamment dans le cas de pollution ou de perturbations sur les sites nourriciers ou de reproduction. Et, dans cet environnement en mutation, où la recherche scientifique devient de plus en plus performante, l’ « Aël » poursuit son bout de chemin sur la route des Glenan. Du hall de marée aux tables des gastronomes il n’y a qu’un pas. Un pas que l’on franchit dès le seuil du restaurant Le Celtic de Quimper où le Chef nous prépare un succulent ragoût de homard .
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