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Pêcheur de thons |
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Prix à l'unité (pièce):
12,90 €
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Video Mer Film Pêche professionnelle Pêche aux filets et aux tangons Pêcheur de thons
Le germon mène une vie très active. La ponte des adultes a lieu d'avril à septembre en plein océan, dans une vaste zone située entre les îles Canaries et l'arc des Caraïbes. Sur les trois millions d'oeufs pondus par la femelle au large des Antilles, seul un petit nombre parviendra à survivre. Les jeunes migreront vers l'Atlantique où on les retrouvera vers l'âge de 2 ans, surtout du côté des Açores. Ils profiteront de l'été pour s'engager dans le golfe de Gascogne et l'Irlande mais prendront leurs quartiers d'hiver au large de l'île de Madère ou de Punta Delgada. Synopsis Depuis le début du 20ème siècle, les pêcheurs du littoral atlantique mènent de l’été à l’automne de traditionnelle campagnes de thon . Les premier thoniers à voile de Concarneau, Douarnenez, Camaret quittaient alors les ports bretons pour croiser la route du célèbre Germon, le thon blanc, qui, depuis des millénaires, remonte en bancs serrés ( des mattes), les courants tempérés du Gulf Stream. Lancé à la curée dans de fantastiques chasses de petits poissons comme le sprat, la sardine ou l’anchois, le Germon attire des bandes d’oiseaux de mer. Leurs cris, leur sarabandes, leurs attaques en piqué alertent les pêcheurs qui mettent immédiatement le cap sur le banc de thon. Surexcité par les milliers de proies passant à sa portée, le thon se laisse alors prendre à de gros leurres de crin de cheval coloré accroché à des hameçons. Ces leurre sont traînés à la surface de l’eau par des lignes fixées à des perches de bois appelées tangons. Dans ces navires où les procédés de conservation n’existent pas, et où l’on ignore encore tout de la chaîne du froid, la pêche est à la merci des changements de températures. Un seul jour d’orage suffit pour corrompre la chair du poisson et la rendre immangeable. Il faut attendre les années 30 pour que Louis Krebs, un ingénieur de Concarneau, mette au point la première chambre froide sur les thoniers. Cette invention permet d’allonger la durée des marées et de ramener au quai des captures ne bon état de conservation après 15 ou 20 jours de mer. L’ère du filet maillant dérivant débute vers les années 80 et elle met en œuvre des moyens et une philosophie très différents de ceux de la pêche traditionnelle. Vingt ans plus tard, différentes directives mettront fin à son utilisation. Quand, à la fin du mois d’août 2001 le « Si tous les gars » de Gilles Guéguen quitte le port de Saint-Guénolé-Penmarc’h, il attaque sa dernière campagne au filet. Le « Si tous les gars » est un bateau en bois de 16,20 mètres construit au chantier Tanguy, de Pouldavid, près de Douarnenez, et équipé d’un moteur 12 cylindre en V de 330 CV. Après avoir longtemps pratiqué en Manche et en Irlande la pêche de la julienne, du congre et du lieu à la palangre, le « Si tous les gas » arme chaque été pour le thon depuis une quinzaine d’années. Durant l’hiver il pratique des marées de 2 à 3 jours axées sur la pêche au lieu. La saison de thon commence généralement fin mai pour s’achever fin septembre. La flottille de Saint-Guénolé ne compte plus que 3 thoniers, contre une dizaine il y a encore quelques années. Le bateau met le cap sur le Golfe de Gascogne pour une campagne de 3 à 4 semaines. 5 à 6 jours plus tard il atteint sa 1ère zone de pêche, à 400 milles dans le nordet des Açores. La seconde partie de la marée se poursuivra dans le suroît de l’Irlande où le bateau achèvera sa saison.
Le repérage des mattes et la définition de la zone de pêche se font aujourd’hui à l’aide d’ordinateurs, de tables traçantes, de logiciels capables d’analyser des données aussi importantes que la température de l’eau ou la vitesse des courants. De véritables banques de données électroniques sont désormais à la disposition des marins… qui font pourtant toujours appel à leur instinct. Les filets, repérés par une balisage lumineux, sont mouillés le soir sur les hauts-fonds. Ils stationnent dans l’eau une dizaine d’heures environ pour être relevés au petit matin ; Le thon blanc germon, « Thunus alalunga », mène une vie très active. La ponte des adultes a lieu d’avril à septembre, en plein océan, dans une vaste zone située entre les Iles Canaries et l’arc des Caraïbes. Sur les 3 millions d’œufs pondus par la femelle, seul un petit nombre parviendra à survivre. Les larves se développent rapidement dans une eau de surface de 24°. Les jeunes Germons migrent vers l’Atlantique. Vers l’âge de 2 ans on les retrouve surtout dans le secteur des Açores. Ils profitent de l’été pour s’engager dans le Golfe de Gascogne et remonter vers le sud de l’Irlande. Mais ils prendront leurs quartiers d’hiver au large de Madère ou de Punta Delgada. Quelques mystères demeurent sur la vie du Germon. On n’a, par exemple, jamais capturé d’individu de moins de 40 cm mais on les voit apparaître au large des Açores ou de la Floride en fin de printemps ! Vers 5 ans, rendu à l’âge adulte, le Germon rejoint les Antilles pour la reproduction. Il mesure alors environ 85 cm de long. Il change son cycle de migration afin de gagner les zones de ponte et d’hivernage. La taille maximale du Germon est de 115 cm pour une trentaine de kilos. Sa longévité est de 10 à 12 ans. C’est durant le séjour en Atlantique que l’on fait les meilleures captures. Quand il pèse 2 à 3 kilos on l’appelle bonite, du nom espagnol « bonitos ». La chair du germon est blanche, ferme. C’est un poisson puissante résistant qui doit ses qualités à deux types de muscles : les muscles rouges, qui lui donnent sa rapidité, et les muscles clairs qui lui confèrent une grande résistance. La chair de thon est dotée de grandes qualités nutritionnelles. En 1937 déjà des chercheurs français les mettaient en évidence. Vers 6 H 30 du matin le patron annonce le branle-bas. Ses appareils électroniques lui ont permis de situer les bouées et un calcul rapide lui a donné le temps de route pour les atteindre. Les hommes s’équipent rapidement et, le temps d’un petit déjeuner pris dans le calme, montent sur le pont. Le filet a alors passé une dizaine d’heures dans l’eau.
Le filet est rangé à l’arrière du bateau, stocké dans six bacs séparés pour éviter qu’il ne constitue un poids-mort trop important en cas de mauvais temps. La capture moyenne par filet est de 150 à 200 poissons, une campagne de pêche représentant 12 à 13 tonnes, soit 2 500 à 3 000 thons,.
Les captures, des poissons de 5 à 7 kilos, sont démaillées, rapidement éviscérées et lavées. Dans l’échelle de classification des poissons en gras, semi-gras ou maigre, le thon se classe dans la catégorie maigre, au pire semi-gras. S’ajoutent à cela des avantages alimentaires incomparables, une très grande richesse en protéines – un minimum de 20% pour 100 gr de chair – et un apport calorique faible. Une étude réalisée en 1982, alors que l’on se préoccupait nettement moins de ces problèmes, révélait déjà que « le thon contient des taux de graisse de 4%. Si la poitrine, ou ventrèche, 6% de la masse de chair, est la plus lipidique, le reste du corps fait apparaître des pourcentages moyens de graisse étonnamment bas. » Après séchage, les poissons sont descendues en cale réfrigérée et couverts de glace. La température est de l’ordre de 4°. L’après-midi est consacrée à la pêche au tangon. Les deux perches sont abaissées sur chaque bord et les lignes filées dans le sillage du bateau. Les marins du « Si tous les gas » renouent alors avec la tradition, et leur façon de pêcher n’est guère différente de celle de leurs aieux.
Les distractions sont limitées en haute mer. Alors, pour passer le temps, en attendant l’heure de gagner la couchette pour quelques heures de sommeil, on joue à la belote. Quatre homme aux cartes… et un au quart ,à la barre, en permanence, jour et nuit, à tour de rôle.
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